Bon allez, après avoir pas mal tergiversé et avoir été très influencée (elle se reconnaitra), je me décide enfin à entamer un blog .Je préviens tout de suite que ce blog ne sera pas très consistent mais plutôt un condensé de posts à l’emporte-pièce pour retranscrire de manière organisée et illustrée les notes griffonnées sur mon carnet de route. Ainsi, à travers mes pérégrinations, j'espère procurer une bouffée d'air frais et vous donner envie de larguer les amarres.

Pourquoi ce TDM ?

-Parce que lors d’un voyage en Argentine, j’ai eu la chance de rencontrer un tas de gens intéressants "tourmondistes" qui m’ont donné l’envie irrésistible de m’y essayer (il se reconnaitra).

-Parce que je vis ma vie à l'envers, ou plutôt je vis ma liberté, en toute objectivité. Puis la retraite je n'en verrais pas la couleur alors autant la savourer tant que je suis jeune, dotée d' une énergie et d'une curiosité débordantes.

"Vivre ses rêves plutôt que de rêver sa vie", tel est mon crédo.

-Parce que le voyage est aussi intérieur, il apporte des indices à cette quête éternelle du soi et dévoile souvent de nombreuses révélations.


Allez, hop, on charge la carapace, la maison pour les mois à venir, on n'oublie pas le sésame pour franchir les frontières, les yeux tendus vers l'horizon, c'est parti!

mardi 13 juillet 2010

Rochester, Buffalo, Niagara falls, Toronto

Ce matin on s’octroie une petite grass’ mat’ et comme d’habitude on claque la porte derrière nous lorsqu’on quitte la maison de nos hôtes qui nous ont gracieusement laissé dormir autant qu’on le voulait. On reprend la route vers Rochester toujours dans l’Etat de New York. On s’arrête brièvement à Opburn et Geneva où la brise fraiche du bord de lac est un pur plaisir après ces journées caniculaires accumulées. Nous essuyons un bel orage avant d’arriver à Rochester en fin d’aprèm. Nous passerons 2 jours chez John et Andrea, un couple de trentenaires qui a quitté Boston pour s’installer dans une maison plutôt spacieuse. Ils sont beaucoup plus posés que nos précédents hôtes mais ce sera peut être l’occasion de nous poser un peu. John nous propose d’aller faire une première visite de la ville en voiture pendant que madame prépare le repas, Andrea est une parfaite fée du logis. Malheureusement il pleut donc nous n’auront pas la chance d’apprécier la vue des chutes à sa juste valeur, tant pis nous reviendrons demain. Rochester n’est pas une ville très large, elle est surtout connu comme étant « The flower’s city », ses chutes et pour Kodak.
Après une bonne heure à vadrouiller à travers la ville nous rentrons à la maison et le diner est prêt, il n’y a plus qu’à poser les pieds sous la table située sur la terrasse qui surplombe le jardin. Nous dégustons le délicieux repas végétarien que nous a préparé Andréa, c’est plutôt rare de tomber sur des végétariens. Un peu plus tard un de leurs amis nous rejoint, il est du genre provocateur ce qui rend l’ambiance un peu plus dynamique. Nous terminons la soirée dans un bar au design moderne où nous discutons et plaisantons autour de quelques cocktails et bières locales.
Le lendemain nous partons visiter le grand marché, on en profite pour nous approvisionner en produits frais et refaisons un détour par les chutes ensoleillées cette fois.


Nous partons ensuite nous promener autour du lac Ontario, on se croirait plus à la mer qu'au bord d'un lac. Sur la route on peut voir les rares bâtiments de production de pellicules kodak détruits peu à peu en raison de la prépondérance du numérique et il est déjà temps pour nous de dire au revoir à nos hôtes et de reprendre la route vers Buffalo et les chutes du Niagara. Nous arrivons à Buffalo en fin d’aprem, la ville est en plein de festival avec de la musique et quelques jeux stupides tels que « Man vs Food » où des candidats s’affrontent en avalant le plus de nourriture en un temps limité.




Nous nous promenons à travers la ville et on remarque que plus on se rapproche de Chicago, plus l’architecture est similaire à celle des immeubles présents dans cette ville.
Contrairement à aujourd’hui Buffalo était une ville très prospère au début du siècle et accueillait beaucoup d’immigrants venus d’Europe pour travailler dans les aciéries et les silos étant donné la position stratégique de la ville à la jonction du lac Erié et des grands lacs. Buffalo a la triste réputation d’avoir une population inferieure à celle de 1900 car les habitants ont tendance à partir vers l’ouest et le sud du pays. Nous reprenons la route vers la petite ville de Sainte Catharines où nous passerons la nuit chez notre hôte Julian. Nous franchissons la frontière US/Canada pour la 3ème fois et nous devons patienter plus de 30 min à la douane étant donné le trafic. Une fois arrivés chez Julian qui vit chez ses parents, nous discutons un bon moment autour d’un verre de vin local canadien dont il nous vente les mérites étant donné qu’il doit le promouvoir puisqu’il travaille dans un magasin touristique situé pas loin des chutes.
Le lendemain il nous emmène faire une ballade autour du lac Erié, il paraissait très sympa au départ mais au fil des conversations il commence à se révéler assez suffisant et écoute à peine ce qu’on lui raconte. D’autres petites remarques m’ont un peu dérangé mais c’est bien aussi de rencontrer des gens qui s’éloignent de l’esprit de CS, au moins ça permet de réaliser la chance qu’on a eu de faire de belles rencontres. Nous continuons notre route vers la ville de Niagara Falls (coté canadien) pour enfin pouvoir observer les chutes. Nous faisons un arrêt devant l’horloge fleurie et quelques km plus loin les chutes nous apparaissent enfin, elles sont majestueuses, certainement moins impressionnantes que celles d’Iguazu en Argentine mais tout de même magnifiques! Nous avons d’ailleurs décidé de les observer depuis le côté canadien car c’est de là que l’on a la meilleure vue donnant sur les chutes américaines et le fer à cheval depuis les terrasses du parc de la reine Victoria.


Une bonne trentaine de clichés plus tard, nous partons marcher sous un soleil de plomb dans la ville qui prend des allures d’un vrai parc d’attraction ou un plagia miniature de Las Vegas, le tout pour inciter les gens à prolonger leur séjour et à maintenir une bonne activité économique.

Nous ne nous attardons pas et partons vers Toronto où nous arrivons 2h plus tard. Nous rencontrons Mark qui va nous héberger 3 jours, c’est un sexagénaire qui est originaire d’Inde et qui vit à Toronto depuis plus de 40 ans. Il nous invite à entrer dans son appartement et là tout d’un coup on se sent terriblement zen, un peu trop peut être. Mark est très prolixe, la soirée sera très très longue puisqu’il insistera pour nous retracer toute l’histoire ontarienne. Vue d’en haut la scène ressemblait typiquement à celle d’un épisode de père castor dans son fauteuil bien confortable recouvert de velours. Nous luttons tant bien que mal pour rester éveillé et mon énergie ne cesse de diminuer à la même vitesse que les bâtons d’encens se consument dans la pièce. Il était 21h lorsque nous sommes arrivés chez lui et nous n’irons pas nous coucher avant 1h30.
Le lendemain je me réveille, et me demande où je suis pendant 1 seconde en voyant l’espèce d’épouvantail accroché au mur d’en face, j’ai plein de courbatures après avoir passé la nuit sur un mini sofa ou mes jambes pendaient à l’extérieur. 00068 En même temps je n’avais pas vraiment le choix c’était ça ou la moitié du king size bed du proprio. Rémi et moi nous concertons, c’est décidé nous ne pourrons pas rester plus longtemps chez Mark. En plus je me suis réveillée avec. Bon, ok je sais que je ne devrais pas me plaindre étant donné qu’on nous offre le logis mais lorsqu’on a connu mieux on a toujours tendance à comparer. Notre hôte n’est pas encore réveillé à 9h donc nous nous esquivons pour aller prendre un p’tit déj et nous préparer psychologiquement à devoir affronter ses propos interminables pendant la matinée. A notre retour, il nous emmène faire un tour de la ville dans sa superbe Mercedes toute neuve. La vitesse de croisière est terriblement lente et bien que certains de ses commentaires soient intéressants, on aimerait bien visiter un peu la ville à pied et à notre rythme. Il nous emmène dans un des plus grands hôtels de la ville qu’il a eu l’occasion de fréquenter dans sa carrière d’ingénieur dans le nucléaire et depuis le lobby nous pouvons assister à un match de hockey. Notre guide et chauffeur passe ensuite devant le Royal Ontario Museum, l’université de Toronto, China Town qui regroupe la population chinoise expatriée la plus importante au monde, la maison de l’opéra, le Toronto Symphony Hall, le Metro Toronto Convention Centre qui a accueilli le sommet du G20 tout récemment, Rogers Sky Dome, CN Tower, et le lac Ontario.







Mark est très gentil mais il ne cesse de nous pointer toutes les 5 min, les directions du Pacifique et l’Atlantique. On se ventera pas d’avoir un sens de l’orientation très aiguisé mais on a vraiment pensé qu’il nous prenait pour des idiots. 3h30 et 50 bâillements plus tard, nous avons quartier libre et pouvons enfin parcourir la ville à pied sans contrainte. On visite le « Eaton Center » situé sur le Time Square de Toronto et qui possède la plus grande galerie sous terraine du monde, environ 30 km.

P’tit passage par le musée Bata qui regroupe plusieurs chaussures appartenant à des personnes célèbres telles que les bottes d’Elton John. On s’arrête un moment à la bibliothèque publique qui est vraiment immense, je pourrais ainsi profiter d’internet et contacter nos prochains hôtes et même miracle publier un billet! Il est déjà tard et nous avons promis à Mark de diner avec lui ce soir, j’en profite pour proposer de regarder un DVD afin de nous divertir, un film de Woody Allen pas mal du tout, « Vicky Cristina Barcelona », Mark ne semble pas très intéressé et part s’isoler dans sa chambre pour rejoindre son ordinateur. Je dois avouer que cette soirée était plus divertissante que la précédente, enfin pas au gout de tout le monde.
Le lendemain nous avouons à Mark que nous souhaitons quitter Toronto plus tôt que prévu, il parait déçu mais nous ne voulons pas que l’ambiance devienne trop pesante. Il y a des rencontres pour lesquelles les affinités sont plus ou moins fortes. Nous disons au revoir à Mark qui n’a pas encore quitté son pyjama et reprenons la route vers le Michigan.

dimanche 11 juillet 2010

Portland, Bangor, Bar Harbor, Calais, Canada-New Brunswick: Saint-John, Fredericton

Le petit détour par la ville de Salem où nous avons pu avoir un avoir un goût d’Halloween était pas mal mais je dois dire que ce n’était pas indispensable, c’est surtout commercial. Ceci dit, c’était assez troublant de voir les pierres tombales qui servent maintenant de bancs où les noms des femmes accusés de sorcellerie ont été gravés dans la pierre.

Nous reprenons la route vers Portland, cette ville est plutôt sympa et en crapahutant un peu, on accède à un promontoire offrant une belle vue sur les iles fortifiées qui servaient autrefois à protéger la ville. Je dois préciser que depuis que l’on est entré dans le Maine la courtoisie des conducteurs envers les piétons est hallucinante, c’est vraiment agréable, en revanche les autoroutes payantes, ça l’est moins. Ceci dit ça a l’avantage de nous faire prendre les nationales et de traverser les villages. Nous quittons Portland pour partir vers Bangor mais nous nous arrêterons plusieurs fois sur le chemin afin de visiter quelques villes ou villages notamment Glencove pour aller marcher jusqu’au phare, la ballade est très agréable mais je n’échapperais pas à un méchant coup de soleil. On s’arrête ensuite à Camden, petite ville portuaire très charmante. Nous arrivons à Bangor dans la soirée, 2nde ville la plus large du Maine et passerons la nuit dans un camping déjà bien investi par des américains nostalgiques de l’époque de Sinatra et n’hésitant pas à faire raisonner les décibels dans tout le camping.
Malheureusement, le beau temps fera vite place aux nuages et nous auront droit à une belle averse. Le lendemain le temps n’a guère changé et nous prenons la route vers l’île où se trouve l’Acadia National Park en espérant quelques éclaircies car le camping sauvage sous la pluie c’est pas génial et pour faire des rando encore moins. Arrivés sur le site et la pluie étant toujours de mise, nous décidons d’aller visiter la ville la plus proche Bar Harbor, qui sous la brume rappelle beaucoup certains paysages de Bretagne. Après un bon resto au service irréprochable, nous rentrons dans notre humble hutte encore toute humide de la veille. La nuit sera très inconfortable du à la pluie incessante et aux graviers sur le sol contre lesquels nos minces matelas n’ont pas pu s’avérer efficaces.
Le lendemain matin le ciel est toujours couvert mais tant pis, on se décide quand même à aller faire une rando, ce sera le Mont Cadillac. Départ à 10h avec un soleil un peu timide mais qui finira par se montrer amplement. Près de 2h plus tard nous arrivons au sommet où le vent souffle très fort à tel point qu’on a du mal à tenir debout, non je n’exagère pas. La vue sur les 3 îles est panoramique mais le lieu étant terriblement touristique, les vacances estivales ayant commencées et l’accès étant possible en voiture, on ne s’attardera pas.

Nous reprenons ensuite la route vers le continent et traversons plein de petits villages avant d’arriver à Calais, dernière ville américaine avant de franchir la frontière canadienne vers le New Brunswick. On peut remarquer la présence de petits drapeaux autour des maisons et apparemment ce serait pour célébrer le 4 juillet, c’est quand même étonnant qu’ils s’y préparent autant à l’avance. C’est un peu comme Noël en fait, c’est dire à quel point cette fête est importante ici. La ville de Calais est extrêmement calme, on se croirait dans un petit village. Après avoir tergiversé entre le camping ou le motel, l’orage nous fera définitivement abandonner l’option du camping. Il faut dire qu’après le manque de confort des derniers jours, une nuit dans un lit ne sera pas un luxe. Le lendemain nous quittons le motel après avoir rechargé nos batteries dans tous les sens du terme. Nous franchissons la frontière canadienne pour se rendre à Saint-John, petite ville portuaire qui de prime abord ne semble pas très accueillante. On commence par visiter le marché central qui regorge de produits frais du terroir : fromage, poissons et en particulier le homard sans oublier le fameux sirop d’érable. J’en profiterais pour me faire un déjeuner sur le pouce avec un sandwich au saumon frais, on sent tout de suite la différence. Nous arpentons les rues sous le soleil écrasant et nous nous arrêtons dans une église assez imposante pour visiter l’intérieur et je l’avoue nous rafraichir un peu. Ceci dit nous n’aurons pas l’occasion de se poser une seule seconde car un jeune nous propose une visite de l’église et qui plus en français, enfin on apprécie l’effort car il nous explique que c’est la première fois qu’il le fait et que son niveau est assez médiocre. On ne regrette pas car c’était très intéressant notamment toutes les petites anecdotes sur les artefacts religieux. Dan la rue et surtout dans les parcs, on peut croiser les nouveaux bacheliers vêtus d’une toge rouge en train de se faire photographier avec leur famille, on peut lire dans leur regard qu’ils sont un peu tannés. Je me demande quand même comment on peut vivre dans une ville pareille où il n’y a pas vraiment de pôle attractif et où l’hiver est glacial et encore on est arrivés à la meilleure saison. Nous quittons ensuite Saint-John pour se rendre dans une toute petite ville, Fredericton, où nous passerons juste une soirée et la nuit chez notre prochain hôte, Benjamin. L’autoroute pour se rendre à Fredericton est idyllique, entourée de sapins, le soleil sur le point de se coucher et un horizon parfaitement dégagé, bref c’est aux antipodes de l’image de l’autoroute ennuyante que j’ai habituellement. J’aurais pu conduire pendant des heures dans ce décor. Arrivés à bon port nous rencontrons notre hôte, c’est un mec très sympa, très cooool qui est à fond dans sa petite vie étudiante et partage une maison avec 6 autres personnes, ça se voit tout de suite. A première vue, le salon est déjà très atypique, 4 sofas sur 1 étage en quinconce, très impressionnant.
On sent tout de suite les spécialistes du « couchsurfing » ! Nous discutons un peu ensemble et comme il est de corvée cette semaine (j’ai aussi connu les joies de la coloc’), nous le laissons finir et en profitons pour se rendre en ville profiter du coucher de soleil. Nous rentrons peu après car on fait très vite le tour de Fredericton et nous n’auront pas l’occasion de reparler avec notre hôte complètement possédé par son jeu vidéo. Ce n’est pas vraiment dans l’esprit de CS mais ça ne m’a pas dérangé plus que ça étant donné que je voulais écrire afin de rattraper les jours de retard accumulés. C’était toutefois assez marrant de se demander quel canapé on allait prendre n’ayant que l’embarras du choix. Le lendemain, nous partirons alors que tout le monde dort et nous n’oseront même pas tenter de prendre une douche vu les conditions sanitaires, j’avais bien un espoir avec la salle de bain des 2 filles mais je me demande si c’était pas pire que celle des mecs. Comme quoi…
Après un p’tit déj chez Tim Horton (le Dunkin’ Donuts canadien), nous prenons la route en direction de Grand Falls, notre prochaine étape. Nous faisons une petite halte à Hartland qui possède le plus long pont couvert du monde. Une fois arrivé à Grand Falls, petite ville encore une fois très très calme, nous prenons le petit sentier assez court pour observer les chutes. C’est très agréable ! De là, nous montons vers Edmundston, pas plus animée, quasiment une ville fantôme, excepté un mec qui s’est pointé devant la voiture alors qu’on tournait dans une petite rue et nous a fait un strip tease. Plutôt inattendu, ceci dit je pense que l’usine laissant émaner des odeurs de souffre doit influencer la sanité de ces pauvres gens ;-) Nous décidons d’aller se promener un peu dans la ville malgré l’odeur très prenante mais il faut avouer que rien ne se passe, c’est vraiment mort, je n’ose imaginer l’hiver ici. Nous quittons la ville fantôme assez vite et passerons la nuit au camping de Notre-Dame du Lac, je pense que je n’oublierais pas cette ville et pour cause, la nuit a été glaciale et pas compatible avec nos duvets adaptés à des températures printanières. Le lendemain nous découvrirons même l’herbe gelée, définitivement pas le bon plan.

vendredi 2 juillet 2010

Rivières-du-loup, Québec, Trois-Rivières

Nous continuons la route à travers le Québec et nous arrêtons à Rivières-du-loup pour voir les chutes et faire une balade de 2h, c’était très sympa d’autant plus qu’il faisait très beau mais ça ne durera pas longtemps. On s’arrête pour déjeuner dans un des seuls resto encore ouvert, en fait le dimanche c’est vraiment mort ici. Une fois de plus on se familiarisera avec le jargon québécois, on ne dit pas boisson mais liqueur et « piastre » au lieu de Dollar. On reprend la route en évitant l’autoroute afin de traverser les charmants petits villages de la vallée. Le soir nous passerons la nuit dans la voiture étant donné que la fatigue s’est accumulée et qu’on est pas motivé à chercher partout un hôtel abordable ou même un camping vu les températures plutôt basses. Tout compte fait, la nuit a été bien plus agréable que celle de la veille, en plus on a pu profiter du Wifi du resto « Baraka » juste en face :-). On a aussi regardé le film « 500 days of Summer » qui est à voir absolument.
Nous partons vers le centre ville de Québec pour enfin visiter la ville. C’est vraiment hilarant d’entre du québécois, on ne me comprend pas et je suis obligée de faire répéter presque systématiquement mais à force mon oreille commence à s’adapter, c’est juste une question de temps. Je m’arrête pendant une bonne heure et demi à la bibliothèque pour envoyer des requêtes sur CS afin de trouver un hôte pour nous loger, c’est pas évident les requêtes de dernière minute mais la plupart du temps, on trouve toujours une personne pour nous accueillir. Il faut dire que depuis que nous sommes arrivés au Canada on se rend compte que la vie est assez chère, bien plus qu’aux US donc on est vraiment obligé de bien vadrouiller dans les rues afin de trouver un resto dont les prix sont raisonnables car avec les pourboires, l’addition monte vite. Ah oui, on savait que les quebecois faisait leur possible pour conserver la langue fraçaise mais j'avoue que le fait que tout soit traduit dans les McDo m'a bien fait rire, on trouve des McPoulet ou des McCroquettes.
Nous profitons d’une éclaircie pour nous rendre au château de Frontenac, principale attraction touristique de la ville.

Apres le déjeuner nous partons digérer en faisant la promenade du Gouverneur et nous montons les 310 marches malgré la chaleur afin d’avoir une belle vue pour observer l’étendue du Saint-Laurent. Nous continuons à arpenter les petites rues du vieux Québec toute l’après midi avant de rejoindre nos hôtes de CS, Jonathan et Geneviève dans la soirée. J’avoue avoir eu quelques appréhensions au départ quant à savoir si j’allais devoir me concentrer pendant 3 jours afin de comprendre ce qu’on allait me dire mais finalement tout s’est bien passé et ils ont su faire des efforts ce que nous avons beaucoup apprécié. Nous passerons donc une très bonne soirée à parler voyage et culture. Le lendemain Gen et Jo nous emmène visiter la haute ville et nous font en même le récit des anecdotes se référant aux différents monuments. Nous nous arrêtons au passage dans un petit magasin authentique avec des produits du terroir et européens ou le fromage français coutait en moyenne 4 fois plus chers qu’en France, ça rebute forcément.
Le lendemain, après un p’tit dej. dans un café tenu par un français et où je pense avoir dégusté les meilleurs croissants que j’ai pu manger dans ma vie, nous partons avec nos hôtes visiter les chutes Montmorency ainsi que l’île d’Orléans dont on peut faire le tour en voiture. Après avoir gravi quelques centaines de marche, on peut admirer les chutes sous différents angles et grâce à une belle éclaircie on pourra d'autant plus apprécier l'arc-en-ciel.


Nous nous arrêtons pour un pic-nic qui sera vite écourté à cause d’une averse et nous profiterons d’un petit magasin artisanal en bord de route pour acheter du fromage local qui s’avèrera très bon par ailleurs.
Aujourd’hui c’est le 1er juillet et on peut voir dans les rues beaucoup de camions de déménagement ainsi que des meubles abandonnés un peu partout sur les trottoirs, Jo nous explique que c’est le jour où la plupart des gens déménagent car les baux se terminent toujours un 1er juillet. C’est aussi le jour de la fête nationale canadienne mais apparemment les québécois boycottent cette fête et se limitent à celle du Québec, comme quoi ils tiennent vraiment à leur identité et ne s’assimilent pas à la confédération. Le soir nous décidons de cuisiner tous ensemble des pizzas végétariennes, un vrai régal !
La bouteille de vin français médiocre à 11 CA$ est dure à avaler, encore un pays qui taxe à outrance. Nous partons ensuite voir le moulin à images qui nous fait voyager à travers 4 siècles et nous raconte l’histoire de Québec. L’écran projeté sur les silos à grains de la Bunge mesure l’équivalent de 25 écrans IMAX et la qualité de l’image est irréprochable avec une définition supérieure à la qualité HD.


Le lendemain nous disons au revoir à nos hôtes qui ont étaient adorables, en espérant les revoir en France et en esperant que de telles expériences via CS se reproduiront.
Nous prenons la route pour Trois-Rivières mais une fois de plus nous évitons l’autoroute monotone et ennuyante pour profiter des petits villages. C’est assez marrant de voir les silos sur un fond bleu parsemé de nuages, ça fait vraiment penser à un décor de Mario Bros.
Une fois arrivés à Trois-Rivières, nous marchons à travers la ville qui se révèle assez petite et lors d’un pause sur un banc, un quinqua amoureux de la culture française nous abordera et nous tiendra le crachoir pendant plus de 2h, j’ai bien cru que ça ne s’arrêterait jamais. Une fois le francophile parti, nous rejoignons notre hôte de ce soir, Paule, qui n’hésite pas à quitter son bureau pour venir nous chercher et nous déposer chez elle afin de finir un article. Elle nous explique qu’un événement rarissime et exceptionnel s’est déroulé la nuit dernière dans cette petite ville très calme d’habitude. Apparemment un groupe terroriste a fait exploser une bombe dans un centre de recrutement militaire donc ça a mis la ville en effervescence bien qu’il n’y ait eu ni victime ni blessé. Nous partons ensuite diner dans un resto lounge très sympa situé dans la rue des Anges - la rue principale - et on peut voir qu’ici, les tenues vestimentaires sont beaucoup moins sobres qu’à Québec, on sent tout de suite qu’on se rapproche de Montréal. La future demoiselle d’honneur de Paule nous rejoint un peu plus tard ainsi que son futur mari et des amis et nous enchaînons entre bars et visite de la ville de nuit, l’atmosphère est parfaite. Le lendemain nous nous réveillons en pleine forme, sans doute que les draps de soie y sont pour quelque chose, j’avoue que le confort chez Paule et Philippe frisait le luxe et ils ont étaient vraiment très hospitaliers avec nous. Dommage que nous n’ayons pas pu rester plus longtemps pour faire plus ample connaissance.